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L’enfant est un être d’apprentissage et beaucoup a été dit sur ce qui stimule sa capacité d’apprendre et de se risquer dans l’exploration de son environnement. J’ai pensé cependant qu’il serait intéressant dans cet article de rapporter cinq conseils venant de la psychologie positive, tirés de 5 Tips for Parents from Positive Psychology (traduit et adapté avec la permission des auteurs Dr. Robert Biswas-Diener et Jessica Austin du Positive Acorn).

Par : Marc Vachon

Apprendre de son expérience versus planifier et mettre en pratique
De nombreux chercheurs ont étudié la façon dont nous apprenons. Plusieurs pensent que nous devons d’abord planifier quelque chose, puis le mettre en pratique. Mais dans une perspective d’un apprentissage qui transforme et développe l’enfant sur les plans psychologique, cognitif et comportemental, les parents (et les éducateurs) devraient encourager les enfants à explorer les possibles, les aider ensuite à réfléchir à ce qui s’est passé, à ce qui a bien ou moins bien fonctionné, et aux changements à faire s’il y a lieu.

Une telle approche avec les enfants leur permet non seulement de mieux apprendre, mais aussi de prendre ensuite de meilleures décisions parce qu’ils auront appris de leur propre expérience. Ce que j’entends, je l’oublie; ce que je vois, je m’en souviens; ce que je fais, je l’apprends (Confucius).

Cultivez la curiosité de l’enfant en apprentissage
La curiosité est une des 24 forces de caractère de l’être humain, telles que définies par la psychologie positive. Todd Kashdan, chercheur, psychologue et professeur au George Mason University a écrit dans son livre Curious? Discover the Missing Ingredient to a Fulfilling Life: « En étant curieux, nous explorons.

En explorant, nous découvrons. » Lorsque nous encourageons la curiosité de nos enfants, nous leur donnons la possibilité d’explorer et de relever de nouveaux défis. Une façon simple de faire, c’est de les encourager à trouver leurs propres réponses à leurs questions, en ayant par exemple pas très loin des ressources disponibles telles que des encyclopédies et des revues scientifiques. Avoir la volonté de tenter des expériences nouvelles est aussi une excellente façon d’aider les enfants à explorer.

Mettez l’accent sur les forces de l’enfant
Les forces sont ces attributs inhérents à la personne humaine et qui contribuent à donner un sens et de la qualité à nos vies. Lorsque nous utilisons nos forces, nous devenons plus vivant, plus énergique, plus engagé et enthousiaste. Les forces nous aident à atteindre nos objectifs et à vivre une vie riche et significative.

Quand on prend le temps avec les enfants de reconnaître l’une ou l’autre de leurs forces, on stimule leur confiance en eux et on les habilite à prendre leurs propres décisions et à agir. Mettre l’accent sur les forces va au-delà de dire à l’enfant qu’il est bon en ceci ou cela, affirme Robert Biswas-Diener, expert en psychologie positive appliquée et chercheur. Il s’agit en fait d’aider l’enfant à s’approprier cette force et de discuter des moyens de la développer.

Créez un ratio de 5 à 1 dans les interactions positives avec l’enfant
Si les interactions négatives et les interactions positives étaient des super-héros, les interactions négatives gagneraient assurément le combat, tout simplement parce que dans le quotidien de la majorité des enfants, les interactions négatives sont beaucoup plus nombreuses.

Or, les recherches démontrent que nous avons besoin de cinq fois plus d’interactions positives que de négatives à la maison pour être en mesure de surmonter les adversités, pour développer notre résilience, c’est-à-dire cette aptitude à rebondir et à se développer positivement en dépit de circonstances défavorables, et commencer à s’épanouir. Il suffit parfois de trois secondes pour une marque d’attention positive à son enfant: un sourire, une caresse, une tape dans le dos, un mot aimable, un encouragement… Daniel Kahneman, psychologue et prix Nobel de sciences économiques en 2002, soutient que chaque individu vit vingt mille moments présents au cours d’une journée, chacun durant quelques secondes.

Autant d’occasions pour de petits gestes qui signifient beaucoup quand il s’agit du bien-être de l’enfant. Les enfants les plus équilibrés au niveau de l’estime d’eux-mêmes sont ceux qui ont des rapports chaleureux avec leurs parents. Ces parents sont intéressés au progrès de leur enfant, à ses opinions et à ses activités. Ces parents insistent davantage sur la récompense et les aspects positifs. Ils utilisent peu ou pas du tout la punition et, s’ils le font, il s’agit surtout d’une punition adaptée aux circonstances. (Marie Bérubé dans son article Trois à cinq ans: l’âge de l’initiative)

Rappelez-vous que l’enfant apprend par l’exemple
Les personnes qui nous entourent ont une grande influence sur notre comportement. La recherche nous démontre d’ailleurs que la contagion mimétique des comportements dans un groupe se produit dans toutes sortes de relations et de toutes sortes de façons. Par exemple, ceux qui ont des amis qui boivent beaucoup ont tendance à faire de même. Ou encore, comme le rapporte une recherche publiée dans le New England Journal of Medecine (The Spread of Obesity in a Large Social Network over 32 Years), les risques pour les proches d’un individu qui devient obèse de le devenir à leur tour augmente exponentiellement : +40 % si c’est le frère ou la soeur, +57 % si c’est un ami, +171 % si c’est le meilleur ami.

Mais il y a heureusement un côté positif à cette contagion de comportement. La recherche montre aussi que les personnes qui sont amies avec des gens heureux sont plus susceptibles d’être heureuses elles-mêmes (Dynamic spread of happiness in a large social network: longitudinal analysis over 20 years in the Framingham Heart Study). Veillez donc à encourager les relations positives et saines de vos enfants avec d’autres enfants qui se débrouillent bien. Soyez vous-même positif et vos enfants auront toutes les chances de l’être aussi.

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